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  • Armée blanche - Portraits d'officiers russes

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    Armée blanche - Portraits d'officiers russes (1917-1922) par Vitaly Joumenko

    Vient de sortir en tirage limité !
    Album de 560 pages, comprenant plus de 800 photographies
    pour la plupart inédites. Edition Ymca-Press. Disponible au prix de 70 euros.

    Frais de port en sus :
    12 € pour la France, 24 € pour l'Europe et 34 € pour les USA.
    Commandes à expédier à Andrei Korliakov
    16, rue Frémicourt, 75015 Paris, France
    tel.: 06 10 39 04 35



    Le livre est également disponible à la librairie des "Editeurs Réunis" 11, rue de la Montagne Sainte Geneviève 75005 Paris -Métro Maubert-Mutualité.

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    Une introduction étonnante de sincérité de l'auteur Vitaly Joumenko :

    " L’idée de la publication de cet album est née en 1997 quand je fis la connaissance d’Andrei Korliakov, créateur des célèbres livres-albums sur la vie de l’émigration russe. Auparavant, je recherchais des photographies d’officiers russes pour moi, sans y mettre trop d’enthousiasme. Ma collection débuta en 1982 sur l’incitation d’un grand ami de Saint-Pétersbourg, l’historien Paul Constantinovitch Kornakov, qui apprécia mon intérêt et me transmit, tirées de ses archives cachées, une quarantaine de photographies de généraux et d’officiers des armées blanches. Voyant qu’à Paris j’étais le seul à m’y intéresser et qu’en Russie, dans la nouvelle Russie, seules quelques personnes s’intéressaient à la Première Guerre mondiale et à la guerre civile, je n’étais pas pressé de publier les documents accumulés.

    Mon propre intérêt pour les « Blancs » est apparu plus tôt. À six ans, je rêvais d’eux. C’est arrivé ainsi. En 1966, mes parents travaillaient dans les steppes kalmoukes à la recherche de pétrole. Dans le village d’Oulan-Khol, on projetait le célèbre film Tchapaiev. La salle était emplie d’enfants, d’adolescents. Les adultes ne regardaient pas cette bêtise. Un groupe de jeunes Kalmouks fit tellement de bruit et tapa si fort des pieds au rythme des tambours des Blancs que la projection fut interrompue (un cas identique est décrit dans les souvenirs de Lydia Nord). Et à la fin du film, quelqu’un cria : « Noyez-le, ce p... de chacal ! » Le lendemain, on jouait aux Cosaques et aux brigands. Avant, dans chacune des bandes, il y avait des Russes et des Kalmouks, mais ce jour-là, nos chers Kalmouks ne voulurent pas se mélanger et rejetèrent tous les enfants russes dans la bande des brigands. C’était un signe. Les enfants kalmouks comprenaient certaines choses mieux que leurs camarades russes du même âge, et ils avaient un secret qui nous était inconnu. Pendant la guerre civile, ce petit peuple s’était levé comme un seul homme contre les « Rouges ». Les Kalmouks disaient : « Nous n’aurons aucun pardon des Rouges, notre gueule est trop contre-révolutionnaire. »

    De retour au Caucase dans la colonie allemande Aleksandrovskaia, près de Naltchik, j’ai été élevé par mon inoubliable grand-mère, vieille Cosaque du Terek, Marie Mitrophanovna Sivatchev, née Goriatchev, de Vladicaucase. Ses récits sur la guerre civile et la nouvelle vie étaient atroces, ils me faisaient peur. Avant la maudite révolution, à Vladicaucase et dans le village de Loukovsk vivaient jusqu’à quinze familles de nos parents. De solides familles cosaques. Arriva une catastrophe : une nouvelle guerre, les exécutions, la torture, la famine et la répression. La nouvelle vie coûta cent cercueils à nos proches. Un deuil permanent, que des enterrements, des cris et des pleurs. Six frères, vingt oncles, plusieurs dizaines de cousins et cousines furent tués, sont morts sous la torture, de faim, de maladie. Mon arrière-grand-père Mitrophane Andréievitch Goriatchev, un Cosaque respecté à Vladicaucase, mourut de faim et son corps resta longtemps à se dessécher dans la maison, car il n’y avait personne pour le retirer et l’enterrer. Vers 1933, sur quatorze personnes d’une grande famille, très unie et travailleuse, il ne resta que deux. C’est la tragédie d’une seule famille. Et combien y avait-il de familles comme la nôtre sur le territoire de la Russie ?

    Les officiers russes présentés dans cet album étaient les défenseurs des peuples de la Russie. Ils étaient pourchassés et exterminés par leurs propres compatriotes, enivrés par l’idée de construire le paradis sur terre, sans riches ni pauvres, sans chefs ni subordonnés. Les retombées de cette tragédie sont terrifiantes, peut-être même mortelles pour les Russes. En effet, en 2005, comme en 1917, il y avait 125 millions de Russes, alors que, vers 2000, leur nombre aurait pu atteindre un milliard. Quel triste épilogue de tant d’espoirs et de souffrances !

    Les combattants russes, les officiers blancs et cosaques vaincus par les bandes rouges, sont sortis vainqueurs moraux de ce combat. Ils ont quitté la Russie dévastée en emportant avec eux l’éternelle lumière de l’espoir, l’espoir d’une lutte qui se poursuivra et l’espoir que le peuple russe malade trouvera en lui la force d’arracher la méduse rouge figée en son cœur et ainsi de sauver la patrie mortifiée.

    Que les historiens spécialistes ne se fâchent pas s’ils trouvent dans mon album des photographies qui leur sont connues. En faisant ma sélection, je n’ai pas pris en considération le fait que tel ou tel cliché ait déjà été publié. Je voulais rendre l’image de la cohorte des héros immortels telle que je la vois.

    Je tiens à présent à aborder un point essentiel et à dire quelques mots sur mes fidèles amis qui ont contribué à réaliser cet album avec moi. Andreï Korliakov, l’auteur des livres-albums bien connus qui nous ont ouvert une fenêtre sur le passé des émigrés russes. Au cours de ces deux dernières années, il a préparé et imprimé l’ensemble de cet album, de la première à la dernière page, y compris la couverture. Il a restauré des centaines de photographies et fourni plus de cent cinquante documents de sa propre collection. Gérard Gorokhoff, qui collabore à différentes revues d’histoire militaire, a pris le temps de traduire en français et en anglais plus de deux mille légendes de photographie ; le journaliste Anatole Kopeikine ainsi que Mikhaël Novikov ont révisé le texte russe. René Clémenti-Bilinsky et Lenny Borger ont vérifié les textes français et anglais. Tatiana Pruzan a traduit en français l’introduction. Cette introduction, qui nous raconte l’histoire de la lutte des Blancs, a été rédigée par l’historien russe Sergueï Wolkov (de Moscou). Enfin, et non des moindres, le soutien financier fourni sur ses fonds propres par l’historien et critique d’art Alexis Rastorgouev (Moscou)."

  • Soirée Natacha Gorbanevskaya

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    Vendredi 25 janvier à 18h30, soirée Natalia Gorbanevskaya. Présentation de trois livres en langue russe publiés en Russie.

    La maison du livre russe - 91 rue Saint-Honoré, Paris 75001 - Métro Louvre-Rivoli, RER Chatelet



    - "A Midi" Relate la manifestation du 25 août 1968 sur la place Rouge en protestation contre l'invasion de la Tchécoslovaquie. Natalia Gorbanevskaya participait à cette manifestation et fut arrêtée.
    Le livre était paru en 1969 en samizdat, puis édité en occident en 1970.
    Cette édition (2007) est la première édition russe préfacée et augmentée par Natalia Gorbanevskaya

    - "Alors je suis tombée amoureuse des poèmes des autres" - Traductions de poèmes polonais (Edition de la Bibliothèque nationale polonaise, Varsovie 2006)

    -" La rose couleur thé" - Poésies 2002-2005.
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    Natalia Gorbanevskaya lira ses poèmes.


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    Natalia est née en 1936 à Moscou. Elle est une des figures majeures du mouvement dissident russe.
    Elle fut l'une des participantes du meeting de protestation contre l'invasion soviétique de la Tchécoslovaquie, sur la Place Rouge en 1968.
    Elle vit depuis 1976 à Paris, où elle collabora à la revue "Continent" au journal hebdomadaire en langue russe "La Pensée Russe"Elle a déjà publié de nombreux recueils de poésies en occident et depuis les années 90 en Russie

  • Rencontre avec Alexeï Varlamov


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    Rencontre avec Alexeï Varlamov, lauréat du prix Sojénitsyne 2006.

    Lundi 14 janvier 2008 à 18h 30 à la librairie "Les Editeurs Réunis" 11, rue de la Montagne Sainte Geneviève
    75005 Paris
    Métro Maubert-Mutualité (ligne 10)

    A lire ici un éloge de la librairie par Carla Van der Rohe.


    Alexeï Varlamov
    Prosateur et linguiste, il vit à Moscou.
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    Né à Moscou en 1963, il termine ses études à la faculté philologique de l’Université de Moscou (1985). Il est docteur ès-Lettres et professeur à la faculté philologique de l’Université Lomonossov de Moscou, maître de conférence à l’Institut de littérature Gorky. Il donne des conférences sur les écrçivains du siècle d’argent et prépare les étudiants étrangers à l’examen de doctorat de langue russe. Il participe au programme international des écrivains aux Etats-Unis (1997), donne des conférences dans les universités américaines (Stanford, Yale, New-York). Il a été writer-in-residence auprès de l’Université d’Iowa (1998), il a présenté la Russie le projet international «Expresse de littérature Europe-2000».

    Son premier ouvrage fut un récit «Cafards», publié dans la revue «Oktiabr» (1987). Le premier livre «Maison à Ostogié» a paru en 1990. Mais c’est grâce au roman «Dupe» (1995) et à la nouvelle «Naissance» (1995) que l’auteur est devenu connu de grand public. Il publie sa prose dans les revues «Znamia», «Novyï mir», «Moskva», «Oktiabr», «Grani», «Literatournaïa outcheba», «Roman-gazeta», «Pod’em». Varlamov a écrit une série d'articles de littérature et de publiciste. Le domaine des recherches de A.Varlamov sont les écrivains du siècle d’Argent. Il travaille munitieusement à l'aide de journaux, de lettres et d'archives. Le fruit de ces recherches sont des livres biographiques sur Alexandre Grin, Mikchaïl Prichvin ou Alexeï Tolstoï.

    Les œuvres de A.Varlamov sont traduites en chinois. Dans la maison d’édition espagnole "Асоntilado" va paraître la nouvelle «Naissance».

    Il est un membre de l’Association des écrivains russes (1993). Il a été un membre du conseil de «Litteratournaïa gazeta» (jusqu’à 1997), membre du conseil de rédaction de l’hebdomadaire «Nakanouné» (1995). Il est également membre du conseil de rédaction des revues «Oktiabr» et «Roman-gazeta» (1998).

    Il a obtenu des prix du club littéraire de Leipzig «Lege Artis» (1995), «Antibooker» (1995), de la revue «Oktiabr» (1995, 1997), du journal «Moskovskiï geleznodorognik» (1997), de la maison d’édition «Roman-gazeta» (1998), de la bourse du Fond de la Littérature de Moscou (1999), des prix d’Alexandre Soljenitsyne (2006), de la maison d’édition «Molodaïa gvardia» (2006).

    Livres :
    Maison à Ostogié. Moscou, Molodaïa gvardia, 1990
    Bonjour, prince! Nouvelles et récits. Moscou, Slovo, 1993
    Nuit des film slaves. Moscou, Chroniker, 2001
    Arche noyé. Naissance. Dupe. Moscou, Molodaïa gvardia, 2002
    Dupe. Roman. Moscou, Roman-gazeta, 2003
    Prichvin. Moscou, Molodaïa gvardia, 2003
    Alexandre Grin. Moscou, Molodaïa gvardia, 2005
    11 septembre. Saint-Pétersbourg, 2005
    A.N.Tolstoï. Moscou, Molodaïa gvardia, 2006
    Grigoriï Raspoutine. Moscou, Molodaïa gvardia, 2007
    Tous les gens savent nager. Roman-gazeta, 2007

    Sources