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histoire - Page 3

  • Tapuscrit "Souvenirs sur la famille impériale"

    Texte écrit à la machine et orné de nombreuses cartes de la famille impériale russe. Souvenir de Mme Gorboff, de son enfance et de sa jeunesse, souvenirs marqués par la famille impériale et surtout Alexis le tsarevitch.
    Texte situé à Paris en 1924 et resté non publié comme des milliers d'ouvrages de souvenirs, poésie, essais etc écrits par les émigrés russes arrivés en Europe occidentale dans les années 20.

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    Le tsarevitch Alexis

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  • Calendrier-programme du NTS de 1948

    Petit calendrier, programme-manifeste du très controversé NTS. Parti solidariste russe né dans les années 30 dans l'émigration russe.
    La couverture n'indique rien de particulier pour permettre de diffuser le programme clandestinement en URSS. Le format (10 cm x7 cm) est également propice à une diffusion clandestine.


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    Radicalement antibolchévique ce parti (ou groupe) a toujours eu une réputation sulfureuse dans l'émigration russe. Cette réputation est liée à la collaboration de certain de ses membres avec les autorités allemandes dans les territoires soviétiques occupés par les nazis, et après la guerre par l'appui des américains dans leur activités antisoviétiques
    .

    Le NTS a gardé un siège en France, rue Blomet dans le quinzième arrondissement jusqu'à la fin des années 1970.


    "Pendant les vingt premières années d'exil des Blancs et des anti-bolchéviques de toutes opinions, le mouvement qui, incontestablement, a connu le plus de succès, fut le NTS (in extenso: "Fédération Nationale du Travail de la Nouvelle Génération"). Ce mouvement d'inspiration solidariste et chrétienne-orthodoxe a tenu son premier congrès en 1930 et élu son président, W. M. Baïdalakov, un Cosaque du Don. Objectif: poursuivre le combat pour l'"idée blanche" sous une autre forme, adaptée aux plus jeunes générations. Le NTS travaillait très sérieusement, contrairement aux "Jeunes Russes" et aux groupuscules fascistes de Mandchourie. A peu près tous les deux ans, l'organisation tenait un congrès où l'on décidait des nouvelles orientations et où l'on fixait un nouveau programme. Son idéologie sociale était le solidarisme, un solidarisme qui se distinguait toutefois du solidarisme préconisé par les écoles politiques catholiques d'Europe occidentale. Ce solidarisme reposait sur une triade: idéalisme, nationalisme, activisme. L'idéalisme soulignait l'importance des idées pures et des valeurs, formes permanentes et indépassables dans le monde effervescent de la politique. Le nationalisme indiquait que ces valeurs s'inscrivaient toujours dans un contexte et que ce contexte était la nation, en l'occurrence la nation russe. L'activisme correspondait à la volonté de réaliser l'adéquation de la théorie et de la pratique, un peu comme dans le marxisme.

    Ce solidarisme était bel et bien une idéologie conservatrice, dans le sens où l'harmonie entre les classes qu'il prônait le conduisait à rejeter l'"individualisme libéral excessif" et à imposer des limites à la liberté individuelle; le solidarisme du NTS refusait également la démocratie pluripartite. Les industries-clefs devaient demeurer sous la houlette de l'Etat. Le NTS reprenait à son compte une idée centrale dans l'héritage slavophile, l'idée de Sobornost, telle que l'avait théorisée Khomiakov.

    Le NTS ne s'est jamais aligné idéologiquement sur les fascismes européens ou sur le nazisme, car sa dimension religieuse le rapprochait davantage du corporatisme catholique autrichien ou du salazarisme portugais, idéologies éloignées du modernisme industrialiste fasciste-italien ou national-socialiste allemand. Quelques éléments toutefois ont collaboré en Allemagne avec les autorités nationales-socialistes, même si le NTS était interdit et ses adhérants emprisonnés. Cette coopération a eu lieu dans les territoires occupés par l'armée allemande et dans le mouvement du général Vlassov. L'organe de presse de ces militants pro-allemands du NTS était le Novoïé Slovo.

    Après la guerre, le NTS adopte une idéologie de "troisième force", cherchant à dépasser le marxisme et le capitalisme. Les puissances occidentales ont passé l'éponge sur la collaboration des quelques éléments du NTS (Redlich, Poremski, Tenserov, Vergoune, et Kazantsev) et les Américains, logique de la guerre froide oblige, ont soutenu le mouvement et financé sa propagande à l'intérieur du territoire soviétique. Cette double collaboration avec les ennemis de la Russie, l'Allemagne d'abord, les Etats-Unis ensuite, n'ont pas donné bonne presse au NTS, en dépit de la pureté de ses idéaux, bien ancrés dans la tradition et le mental du peuple russe. Le citoyen soviétique moyen s'en désintéressait. " (...)



    Sources :
    Emigration blanche, fascisme, stalinisme: approches nouvelles après la chute du communisme
    La généalogie des droites russes chez Walter Laqueur
    Robert Stueckers

  • Une "brique" pour acheter une église

    Coupon de 50 francs pour acheter "une brique" du bâtiment abritant la paroisse de la Présentation de la Vierge au Temple au 91, rue Olivier de Serres dans le quinzième arrondissement de Paris.

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    L'église de l'ACER (Action Chrétienne des Etudiants Russes) avait déménagé du 10, bd de Montparnasse à Paris pour un local nouveau en décembre 1936. Après la guerre, à la fin des années quarante, le propriétaire mit en vente le bâtiment, il n'y avait pas d'autre alternative, il fallait partir ou acheter.

  • Un thé chez les Wrangel

    Invitation envoyée au général Nicolaieff, des Hulans de Kharkoff, par le Baron Wrangel (1878-1928), chef depuis 1919 de l'armée du Caucase. Le 22 mars 1920, le général Dénikine lui passe le commandement des armées blanches. Quelques mois plus tard il réussit à évacuer son armée de Crimée. Chef incontesté de l'armée blanche en exil.


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    "La baronne Olga Mikhailovna et le Général Baron Pierre Nicolaievitch Wrangel, vous invitent chez eux pour une tasse de thé le Dimanche 13 août à 17 heures."

    Image plus grande sur Bibliophilie russe

  • Carte postale du célèbre journal "La Renaissance"

    Carte postale publiciataire du célèbre journal de l'émigration russe "La Renaissance" (Vozrojdenie) devenue par la suite revue littéraire

    "Organe de la pensée nationale indépendante"


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    Ce journal était quotidien de 1924 à 1935 et hebdomadaire de 1936 à 1940. C'est le précurseur de la célèbre revue littéraire et politique paraissant à Paris entre 1949 et 1974. Des exemplaires de cette revue trainaient dans chaque appartement de l'émigration russe (243 numéros parus). Cette revue est maintenant reconnue à sa juste valeur et étudiée par les chercheurs.
    De grands écrivains de l'émigration ont publié dans ses pages (Bounine, Merejkovski, Zaitsev, Remizov, V. Smolenski etc).

  • Appel au monde civilisé Destruction de la cathédrale Saint-Sauveur Moscou

    Tract daté du 1er Octobre 1931, diffusé parmi l'émigration russe en France. Ce tract est rédigé en français pour alerter l'opinion publique française sur les destructions d'édifices religieux en URSS.



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    "Les délégués des organisations et asociations russes scientifiques, artistiques, religieuses et humanitaires réunies à Paris ont stigmatisé avec angoisse la destruction systématique des monuments de la culture nationale en Russie. La ville de Moscou seule, sans compter les édifices désaffectés et mutilés, a vu la ruine de la chapelle Iverskaïa (datant de 1669), des couvents Tchoudof (1365) et de l'Ascension (1389) au Kremlin, de la cathédrale Kazan (1630), de l'ancienne église d'Assomption à la Pokrovka, du monastère Simonof (1370), qu'on a fait sauter à la dynamite, et de beaucoup d'autres monuments historiques. Enfin, récemment on a abattu les coupoles dorées et on a commencé la destruction de la cathédrale Saint-Sauveur et de la petite église historique de la Sainte Vierge.

    La cathédrale dominant Moscou représente un monument érigé en mémoire des luttes épiques de 1812-1814; sa construction qui a duré 46 ans a coûté 200 millions de francs recueillis parmi toutes les classes de la population.
    Plus de dix mille hommes pouvaient y assister aux offices. Cet édifice grandiose de l'art russe du milieu du XIXe siècle symbolisait la gloire et l'élan patriotique du peuple entier. Sa destruction est un acte de vandalisme inouï. (...)"


    L'église fut reconstruite à l'identique en quelques années à la pérestroïka.


    Des milliers d'églises furent détruites en URSS par le régime soviétique.

    Le gouvernement russe revendique actuellement la propriété de la cathédrale orthodoxe de Nice.