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Associations

  • Kol’ Slaven (Коль Славен)

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    Pour tous ceux qui n’ont jamais compris les paroles de « Коль Славен ».

     

    Pour tous ceux qui n’ont retenu que le mot « Аллаверды » dans la chanson du même nom :

     

    « С времен давным давно забытых, преданьем Иверской земли,

    От наших предков знаменитых, одно мы слово сберегли,

    Аллаверды ! Аллаверды ! »

     

    Voici le « Pessennik » (Carnet de chant) de l’association ACER, datant des années 60 et réédité la dernière fois il y a trente ans, en 1981.

    Edité ou plutôt « ronéoté » en langue russe sous une couverture de S. Serikoff, il comporte les textes et les notes de plus de 100 chansons russes de Коль Славен à Слети к нам тихий вечер  en passant par le patriotique Варяг. Entre autres tubes des camps russes de l’émigration :

    Взвейтесь Соколы орлами, Называют меня некрасивою, Двенадцать разбойников

    И кто его знает..., Накинув плащ..., Cолдатушки-бравы ребятушки

    Среди лесов дремучих..., То не ветер ветку клонит etc etc

     

    Pour les nostalgiques il reste encore quelques exemplaires en vente au siège de l’ACER.

    Renseignements : ae@acer-russie

  • Une initiative originale

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    Un article passionnant de Charlotte Waligora publié sur son blog. "La mémoire russe assassinée ? suggestion pour l'ïle Seguin adressée au Président de la République".


    « Au sud-ouest de Paris, il existait une banlieue qui avait pour nom Billancourt et qui s’est peu à peu fondue dans la capitale (…)M. Renault s’était mis à chercher des ouvriers. Il lui fallait des hommes, des hommes jeunes et en bonne santé, des hommes susceptibles de venir s’installer à Billancourt (…) Or, il s’est trouvé que de tels hommes existaient ; « des « Russes blancs », anciens militaires des armées de Dénikine, de Wrangel, des gardes blancs ».
    Nina Berberova, en rédigeant la postface des "Chroniques de Billancourt", soulignait par ailleurs, « Le « petit peuple d’émigrés russes en France n’a fait l’objet d’aucune étude particulière et si peu de choses furent écrites (…) Aujourd’hui, personne ne sait plus rien d’eux, personne ne se souvient d’eux. »
    Le temps passe et ne se renouvelle pas. On ne peut ressusciter l’histoire, les morts. Mais de leur vivant, il y a longtemps, ils ont parlé, écrit et vécu, tout simplement. L'avenir ne se prépare-t-il pas aussi en assimilant le passé au présent ?
    Que les 115400 m2 des anciennes usines Renault, à Billancourt, soient désormais dédiés à l’avenir, soit. Que la plus grande partie du site soit confiée à des promoteurs immobiliers soit. Que demain, le site, dont les traces disparaissent à une extraordinaire rapidité, devienne un champ d’immeubles aussi immondes les uns que les autres, taillés à l’équerre, très bien. Il y a mieux, l’île Seguin va devenir une île des deux cultures, accueillir une université américaine et un espace dédié à l’art contemporain. Que demande le peuple ?

    Que va-t-on faire de la mémoire russe du lieu ? Car l’histoire est là, rappelée par deux panneaux, situés en façade du site, place Jules Guesde, à Boulogne. Mais d’autres panneaux de promesses immobilières ne tardent pas à servir de "décors de rues" et la présence russe reste absente.


    Cet endroit, que Nina Berberova décrit dans les célèbres « Chroniques de Billancourt », publiées par Acte Sud en 1992 (recueil de 13 chroniques écrites entre 1928 et 1940), va t-il être définitivement privé de la mémoire russe qui semble contenue dans chacune des façades néanmoins conservées ? C’est en longeant le mur de la rue de Meudon, qu’un nu est apparu, façonné par le temps, l’humidité, probablement, et ressemblant à un nu staëlien des années 1953/54. Comme si l’espace lui-même, voulait qu’on se souvienne de l’émigration russe et de la culture russe de l’émigration, nourrie par autant d’écrivains et poètes que de peintres, sculpteurs, graveurs, dessinateurs.
    Après la première guerre, la France manquait de main d’œuvre, pour avoir perdu sa jeunesse au front. Mais la révolution bolchevique, en plus de déclancher une guerre civile et une famine, en Russie, provoque un exode sans précédent de population. C’est le général Wrangel qui organisa les départs de milliers de Russes, par le sud, vers Constantinople. De là, ils prendront bien souvent des bateaux qui reçurent l’autorisation de débarquer en France. Et c’est à Boulogne, et dans le XVe arrondissement que les russes se groupèrent, travaillant, notamment en tant que chauffeurs de taxi et main d'oeuvre, contremaîtres, etc...aux usines Renault (environs 10000 ouvriers russes).
    La narration journalistique du quotidien des émigrés Russes fut, en France, récurrente au début des années 1920.
    L’Intransigeant du 1er mars 1923 racontait l’« Histoire d’une famille évadée de Russie - Des milliers de slaves travaillent dans nos ateliers et usines et nos ouvriers sont secourables à leurs misères » : « Une dame, accompagnée de deux enfants, se présentait, il y a deux ans, à l’embauche d’une grande usine de la banlieue parisienne ; c’était la femme d’un colonel russe de l’armée koltchak ; elle se croyait veuve et n’avait échappé aux Bolcheviks que moyennant les plus affreuses tribulations : l’un de ses deux fils, un gamin de quinze ans, avait été blessé et resterait boiteux. On donna du travail à tous trois et la courageuse femme était à l’abri de la misère quand elle apprit que son mari, providentiellement sauf, ayant traversé toute la Russie à pied, était acteur à Varsovie. Elle fit part de cette joie au chef du personnel de l’usine : la famille infortunée se trouve à présent réunie et le père est manœuvre dans l’atelier même où l’un de ses fils est apprenti : c’est un travailleur modèle, d’une stature et d’une force remarquable ; il faut être au courant de son aventure pour comprendre le petit cercle rose dont il est marqué à la racine du nez et sous l’arcade sourcilière ; cet aristocrate a tout perdu, sauf le pli du monocle (…) »
    Dans cet article, anonyme, était précisé que beaucoup d’émigrés russes ayant servi dans l’armée impériale étaient devenus manœuvres spécialisés ou vérificateurs, magasiniers ou contrôleurs de fabrication dans les Usines Renault et que « l’homme distingué et bon qui les engage avec précaution, et les suit avec un intérêt souvent ému, n’a généralement qu’à se louer d’eux. “Ce sont, nous dit-il, pour la plupart, des hommes adroits, sobres et appliqués.” »
    Dans les années 1920, les russes imaginaient pouvoir repartir un jour en Russie et étaient convaincus de l’impossible succès de la Révolution. Dans les années 1930, il se rendirent à l’évidence et s’installèrent définitivement. Ainsi, les églises initialement improvisées dans des appartements ou dans des caves s’élevèrent sur le sol français et la chapelle Saint-Nicolas de Boulogne (132 bis, rue du Point du Jour) rappelle cette émigration et signale la présence d’une communauté russe, près de l’usine.
    Les émigrés russes qui travaillaient à Boulogne-Billancourt avaient souvent d’autres qualifications en Russie, dont parle, d’ailleurs, Nina Berberova, dans ses « Chroniques ».
    Si une église russe se profile au fond d’une cour, si une rue porte le nom de l’écrivain russe, à Boulogne, il faut garder en mémoire que cette émigration russe a tenu à assurer une continuité culturelle russe en exil. La culture de l’émigration russe en France est désormais un célèbre sujet largement exploré dans notre pays. C’est comme si la Russie de l’émigration avait une âme et composait ses troupes, gardiens de sa mémoire, au hasard du temps.
    Nous nous sommes tous rencontrés, russophiles, russologues de France. Nous savons tous qui nous sommes. Je pense à Kyrille Makhroff, Nikita Struve, René Guerra, Marie Avril, Andreï Tolstoï (en Russie), Catherine Gousseff, Andreï Korliakov, Bruno Giraudy, l'équipe du Musée des Cosaques à Courbevoie, où il y a un travail d'inventaire à faire. Unissons nous, unissons nos forces et nos travaux contre l'oubli, pour rendre un hommage visible à l’effort exceptionnel de l’émigration pour la sauvegarde du patrimoine culturel russe d’avant 1917, annihilé par 80 années de régime soviétique. L'art russe est aujourd'hui encore à l'honneur, mais il s'agit d'art russe en Russie. L'art de l'émigration doit être consacré.
    L’île Seguin devrait accueillir un espace dédié à cet effort, à l’art russe de France, à la littérature russe de France, à la mémoire de l’émigration russe en France. La mémoire du lieu semble appeler, au rythme de telles évidences, un espace dédié à la seconde Russie, rappelant aussi qu'entre les Russes et les Français, outre une histoire commune, le fantôme de l'alliance de 1893, plane toujours, au seuil de l'inconscient.

    Charlotte Waligora

  • Emigration russe et vie locale

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    Cachet de la "Société des amateurs de culture russe" de la bourgade du Pont de Chéruy, située à 80 kilomètres de Grenoble.
    Cachet apposé sur un livre d' Arkadi Avertchenko édité dans les années vingt en France. Le cachet porte le numéro 3 d'une bibliothèque d'association. Preuve de la vivacité et de l'importance des arts et des lettres pour une émigration russe dispersée dans toute la France (et pas seulement à Paris dans le quinzième arrondissement!).

  • Conférence "Monseigneur Euloge"

    Une rencontre sur le thème Monseigneur Euloge et l'Acer" aura lieu au siège de l'ACER, au 91 rue Olivier de Serres 75015 Paris le

    Dimanche 18 mars 2007 à 15 heures.
    Métro Porte de Versailles.

    Conférence publique à l'occasion du soixantième anniversaire du décès du Métropolite Euloge (1868-1946)
    -Exposé de Tatiana Victoroff, précédé d'une introduction biographique et de témoignages.
    - Projection d'un film sur le "Métropolite Euloge aux congrès de l'ACER dans les années trente" et de photos inédites
    -Buffet russe
    Entrée libre


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    Eglise de l'ACER au 91, rue Olivier de Serres 75015 Paris

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    Portrait de Mg Euloge
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  • Soirée Blinis

    L'ACER-MJO organise le 9 février 2007, une soirée BLINIS à 20 heures.

    8, rue de l'Abbé Grégoire à Issy-les-Moulineaux (métro Mairie d'Issy)
    Ancienne paroisse St Jean le théologien.


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    Animations russes, Blinis garnis à volonté, Borchtiok.

    Participation : 19 euros par personne- 16 euros étudiants.

    Réservations avant le 6 février 2007 au 01 42 50 53 66 o par mail : nvrose@wanadoo.fr
    La réservation est maintenue jusqu'à 20h 15 ! Places non garanties ensuite!

  • Union des Organisations Russes à Nice

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    Portefeuille illustré d'une aquarelle originale représentant le Kremlin de Moscou.

    " A Monsieur Benedetti, Préfet des Alpes Maritimes, l'Union des Organisations Russes à Nice"

    Dans le coin gauche inscription "La Marne nous unit" signature illisible.

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    Texte

    "Monsieur le Préfet,
    L'Union des Organisations Russes à Nice et ses environs vous adresse ces lignes pour vous dire avec quel regret ému elle a appris votre départ de Nice.
    Vous quittez les Alpes Maritimes, où pendant plus de dix ans vous étiez le Préfet sur lequel nous émigrés russes nous pouvions compter, non seulement pour trouver une justice impartiale, mais une attention touchante à tous les déboires sans fin, à tous les malheurs, à toutes les misères qui nous accablèrent dans une situation toute spéciale par laquelle nous perdîmes notre patrie sans droit de retour, tant qu'un régime néfaste continuera de sévir!
    Votre bienveillance n'a jamais cessé d'être tellement exceptionnelle, tellement indulgente, tellement délicate, que notre reconnaissance vous est acquise et restera un précieux souvenir dans votre vie si pleine d'imprévus!

    Que ces lignes, qui viennent du coeur, vous portent nos voeux les plus sincères pour la prospérité, le bonheur et la santé, et que Dieu vous donne de longues années encore la possibilité de semer des bienfaits autour de vous!

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    Prince Serge Romanovsky Duc de Luchtenberg
    Président honoraire
    ? Demidoff
    Président
    Ph de ?
    Secrétaire Général

    Prince Alexandre Gagarine
    Vice Président du Comité d'Assistance aux Réfugiés Français et Russes sur le Littoral.



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