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Bibliophilie émigration russe - Page 3

  • Kol’ Slaven (Коль Славен)

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    Pour tous ceux qui n’ont jamais compris les paroles de « Коль Славен ».

     

    Pour tous ceux qui n’ont retenu que le mot « Аллаверды » dans la chanson du même nom :

     

    « С времен давным давно забытых, преданьем Иверской земли,

    От наших предков знаменитых, одно мы слово сберегли,

    Аллаверды ! Аллаверды ! »

     

    Voici le « Pessennik » (Carnet de chant) de l’association ACER, datant des années 60 et réédité la dernière fois il y a trente ans, en 1981.

    Edité ou plutôt « ronéoté » en langue russe sous une couverture de S. Serikoff, il comporte les textes et les notes de plus de 100 chansons russes de Коль Славен à Слети к нам тихий вечер  en passant par le patriotique Варяг. Entre autres tubes des camps russes de l’émigration :

    Взвейтесь Соколы орлами, Называют меня некрасивою, Двенадцать разбойников

    И кто его знает..., Накинув плащ..., Cолдатушки-бравы ребятушки

    Среди лесов дремучих..., То не ветер ветку клонит etc etc

     

    Pour les nostalgiques il reste encore quelques exemplaires en vente au siège de l’ACER.

    Renseignements : ae@acer-russie

  • Exposition de dessins du Prince Félix Youssoupoff

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    Lʼexposition de dessins du Prince Félix Youssoupoff se tient actuellement

     

    A la Galerie L'Arc en Seine

    31 Rue de Seine

    75006 Paris - France

    Tel. 00 33 1 43 29 11 02

    Fax. 00 33 1 43 29 97 66

     

    L'exposition sera prolongée jusqu'à la fin du mois de juin

    Les horaires de la galerie sont les suivants :

    Mardi au Samedi de 11H à 13H et de 14H à 19H.

     

    Né en 1887, le Prince Félix Youssoupoff est le second fils de la Princesse

    Zinaida Youssoupoff et du Comte Soumarokoff-Elston, famille de la noblesse russe réputée « plus riche que le Tsar lui-même ».

    Avec son frère Nicolas, il vit une jeunesse dorée, élevé dans un luxe extraordinaire.

    Doté d’une remarquable intelligence et d’une sensibilité artistique reconnue, Félix, particulièrement extraverti, se plait aussi à mener une vie scandaleuse, s’amusant à se travestir en femme ou à errer dans Saint-Petersbourg déguisé en mendiant.

    La mort de Nicolas au cours d’un duel affecte douloureusement Félix qui trouve auprès du Grand Duc Dimitri Pavlovich un ami dévoué. Il décide alors de partir étudier à l’Université d’Oxford dont il sortira diplômé trois ans plus tard, non sans avoir charmé la cour britannique…d’aucuns diront qu’il « était un des plus beaux hommes d’Europe ».

    De retour en Russie, il parvient, après quelques intrigues, à épouser en Février

    1914, la Princesse Irina Alexandrovna, la nièce du Tsar Nicolas II.

    Lui qui passa sa jeunesse à scandaliser la cour impériale, à offenser ses parents par ses réactions imprévisibles, à profiter de sa beauté et de sa richesse, ne peut supporter la faiblesse de l’Empereur et la ruine vers laquelle s’oriente la monarchie.

     

    La Tsarine, convertie à la religion orthodoxe, plonge dans un mysticisme exacerbé et met toute sa confiance en Raspoutine, un paysan errant, prédicateur et guérisseur, introduit à la Cour dès la fin de l’année 1905.

    Tandis que la Grande Duchesse Elizabeth ne voit dans le « Staretz » qu’ « un imposteur et un suppôt de Satan », la Tsarine, sa soeur, persuadée qu’il est le protecteur de la vie et de la santé de son unique fils atteint d’hémophilie, lui ouvre les portes de la résidence impériale avant de remettre entre ses mains le destin de toutes les Russies.

    En 1916, Félix, aidé du Grand Duc Dimitri et du chef du parti monarchiste à la Douma, Pourichkevitch, décide d’assassiner Raspoutine.

    Afin de l’attirer sans méfiance dans son palais de la Moïka, le Prince se lie avec

    Raspoutine qu’il rencontre à plusieurs reprises avant cette nuit fatale du 29 au 30

    Décembre 1916.

    Ni le cyanure, ni les balles aux impacts pourtant mortels, ne suffirent à tuer le  Staretz , qui fut finalement jeté dans la Neva gelée où il mourut sans doute noyé. L’Impératrice diligenta une enquête qui n’aboutit qu’à l’exil du Prince

    Youssoupoff et du Grand Duc Dimitri.

    Et tandis que la mort de Raspoutine devait libérer la Russie, c’est au contraire sa fin qui est précipitée.

    La Révolution bolchevique, le meurtre de la famille impériale, l’exil et la perte de toutes ses possessions (à l’exception de rares joyaux, comme l’extraordinaire

    « Etoile Polaire » et la célèbre perle « Peregrina ») n’entame pas la volonté de

    Félix d’aider ses compatriotes et il n’aura de cesse d’assister les réfugiés russes tout au long de sa vie.

    En 1924, il crée une maison de couture, IRFÉ (contraction des prénoms

    Irina et Félix) qui connaît un très grand succès, mais ne résistera cependant pas à la crise des années 30.

    Bien qu’il assumât toujours le meurtre de Raspoutine et qu’il continuât à mener une vie mondaine, ponctuée d’événements rocambolesques, tristes ou bien heureux, le Prince Youssoupoff restera toute sa vie hanté par cet assassinat.

    C’est en Corse, en 1929, qu’il se met à dessiner, peut-être sous l’influence des incessants cauchemars qu’il fit toute sa vie, et de raconter lui-même dans son livre En exil :

    « Je fus pris à cette époque d’une envie irrésistible de dessiner. Jusque-là, c’était Irina qui dessinait avec beaucoup de talent et d’imagination des figures de songe : visages aux yeux immenses, aux regards étranges, qui semblaient appartenir à un monde inconnu.

    C’est sans doute sous l’influence des dessins de ma femme que je commençai les miens. Je m’y adonnai avec acharnement, rivé à ma table comme par un sortilège. Mais ce que je voyais naître sous mon crayon, c’étaient plutôt des

    visions de cauchemar que des créatures de rêve. Moi qui n’aimais que la beauté sous toutes ses formes, je ne pouvais créer que des monstres ! On eût dit qu’un pouvoir maléfique, caché en moi, cherchait à s’exprimer et guidait ma main. Mon travail s’accomplissait, en quelque sorte, en dehors de moi. Je ne savais pas ce que j’allais faire, mais c’était toujours des êtres difformes ou grotesques, parents de ceux qui hantaient l’imagination de certains sculpteurs ou imagiers du Moyen Age.

    Je cessai de dessiner, un jour, aussi brusquement que j’avais commencé.

    Ma dernière oeuvre aurait pu représenter Satan en personne. Tous les professionnels à qui j’ai montré ces bizarreries se sont étonnés d’une technique qui normalement ne peut s’obtenir qu’après des années d’études. Je n’avais pourtant jamais tenu un crayon ou un pinceau avant cette période de production frénétique, et depuis qu’elle s’est terminée, non seulement j’en ai perdu le goût et l’envie, mais, le fallût-il pour sauver ma vie, je serais incapable d’en refaire autant».

    Ces sept grotesques faisaient partie d’un ensemble de quinze accrochées autrefois aux murs de la salle à manger de la petite maison qu’occupaient Félix et Irina à Paris.

    Dessinée à l’encre de Chine et aquarellée, chaque oeuvre semble emprunte d’une étrangeté qui ajoute à leur mystère…Qui représente-t-elle, que signifient ces yeux immenses ouverts sur un monde qui est peut-être le nôtre et nous observent si bizarrement… ? Peut-être ce regard hypnotique rappelle-t-il celui non moins fameux de Raspoutine… ?

    Félix écrit de lui : « (…) Son regard était perçant et lourd à la fois. Son sourire doucereux frappait presque autant que son affreux regard. Quelque chose d’abject  filtrait à travers son masque vertueux, il paraissait méchant, rusé et sensuel ».

     

    La dernière oeuvre réalisée par le Prince Youssoupoff et intitulée tardivement « Le Diable » (malheureusement absente de l’exposition) suffit à elle seule à faire naître en chacun le trouble, comme si, dans un ultime coup de pinceau, il était parvenu à exorciser l’image de celui qui entraîna la fin d’un monde, la fin de son monde.

    Comme une parenthèse cathartique, cet élan créateur ne se renouvela jamais et Félix Youssoupoff poursuivit sa vie de Prince emblématique, généreux et amoureux de la vie.

    Et s’il écrit : « Nos souvenirs sont faits d’ombre et de lumière. Dans l’extrême diversité de ceux que peut nous laisser une vie mouvementée, il en est de tristes et de joyeux, de tragiques et de charmants. Il en est de délicieux ; d’autres si affreux qu’on voudrait n’avoir jamais à les évoquer ». (En exil)

    Au seuil de la mort en 1967, il aura ces mots merveilleux : « Je suis reconnaissant pour tout et tous les jours de ma vie ».

     

    le Prince Youssoupoff est enterré au cimetière russe de Sainte Geneviève des Bois.

     

    Texte transmis par Charlotte Waligora

     

  • Cathédrale orthodoxe Saint Nicolas à Nice

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    Un appel de l'Association Cultuelle Orthodoxe Russe de Nice (ACOR) pour une pétition de soutien.

    Durant près de 90 ans l’Association Cultuelle Orthodoxe Russe de Nice (ACOR) a géré la cathédrale St Nicolas en s’acquittant de toutes ses obligations à l’égard de la société civile française. Classée "monument historique" en 1986, la cathédrale, et son contenu inventorié en 2006, sont entrés dans le patrimoine national et local.

    Le 20 janvier 2010 le Tribunal de Grande Instance de Nice a attribué la propriété de la cathédrale St Nicolas et tous les biens qu’elle contient à la Fédération de Russie au prétexte qu’elle serait le successeur de l’URSS et de l’empire russe.

    Cette décision de première instance a été prise au mépris de l’histoire, de l’éthique, du droit et semble négliger le principe fondamental de la séparation de l’Eglise et de l’Etat inscrit dans les Constitutions française et russe.

    L’Association (ACOR) a évidemment interjeté appel de cette décision.

    Le terrain sur lequel a été construite la cathédrale a été acquis par l’empereur Alexandre II à titre privé et non étatique. Son petit-fils, l’empereur Nicolas II en confiera par commodité la gestion au Cabinet impérial, organe de gestion des biens de la Cour et de la Maison impériale.

    La Fédération de Russie est juridiquement continuateur de l’URSS ; elle n’en est pas le successeur, comme l’URSS n’est pas le successeur de l’Empire des tsars. Le pouvoir bolchevique a d’ailleurs expressément toujours refusé d’assumer toutes les dettes de l’empire, publiques et privées.

    Aujourd’hui, lors même qu’en Russie l’Eglise a intenté des actions auprès de l’Etat pour recouvrer les biens confisqués par les bolcheviques, ce même Etat engage ici des actions en justice pour s’approprier une église et des biens qui ne lui ont jamais appartenu.

    L’association cultuelle orthodoxe russe de Nice lance un appel à la solidarité publique. ELLE A BESOIN DE VOTRE SOUTIEN : signature de pétition et/ou contribution aux très importants frais de justice seront accueillies avec reconnaissance.

     Site de la pétition ici

  • Concert Kamil Tchalaev

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    Théâtre de l'Atalante

     

    10 Place Charles Dullin

    75018 Paris

    Réservation 01 46 06 11 90

     

     

    Du 21 mai au 21 juin 2010
    à 20h30 sauf le samedi à 19h00, le dimanche à 17h00, relâche le mardi 

    Horaires particuliers les 19 et 20 juin 2010 (voir ci-après) 

    Soirées Tchekhov 

    d’après des nouvelles d’Anton Tchekhov 

    par le collectif de metteurs en scène, 

    Spectacle.Laboratoire

     

    Direction artistique Anatoli Vassiliev

     



    lundi 31/05/10, lundi 07/06/10, lundi 14/06/10 et lundi 21/06/10 à 20h30

    QUATRE ÉTUDES ANAGOGIQUES, MUSIQUE ET THÉÂTRE 

    autour des nouvelles de Tchekhov

     

    conception et direction Kamil Tchalaev par l’école Sauvage NALI

     

    L'École Sauvage NALI, fondée par Kamil Tchalaev et Sabine Jamet, est l'héritière de l"Académie Libre" de Moscou, fondée par K.Tchalaev à la fin des années perestroika à Moscou. Elle détermine ses racines autant dans l'avant-garde non-conformiste soviétique du XXème sciècle que dans la 

    continuité de la tradition de l'enseignement libre et de la recherche de la créativité et connaissances de l'Académie platonicienne.

     

    Kamil Tchalaev

    Ecole Sauvage NALI

    www.myspace.com/kamiltchalaev

    www.youtube.com/kamiltchalaev

     

    Вечер носит имя ХАРШАД 48 ("большая радость" на санскрите, одно из чисел "нивен"

    названных так индийским математиком Даттатрейа Рамачандра Капрекар

    в честь их свойства делимости на сумму своих составляющих)

     

    На вечере будут представлены новые композиции и исследования Камиля ЧАЛАЕВА (клавишные, струнные и духовые инструменты, пение)

    при участии приглашенного почетного гостя, композитора и исполнителя мирового класса

    Владимира ТАРАСОВА (ударные инструменты)

     

    Вечера организованы Дикой Школой (Ecole Sauvage NALI) при постановочном содействии хореографа Сабин Жаме и итальянской актрисы Моники Самасса

    в кооперации и сотрудничестве с Театром Аталант, директор и художественный руководитель Алан Алексис БАРСАК.

     

    Последующие три вечера состоятся в понедельники 7, 14 и 21 июня 2010 года при участии приглашенных музыкантов,

    учеников Ecole Sauvage NALI  и коллектива Spectacle Laboratoire, разработка и независимый концепт Дикая Школа. 

     

    Вечера Дикой Школы в Театре Аталант пройдут в рамках серии "Чеховские вечера" разработанных

    бывшими выпускниками класса драматического искусства Высшей Школы Театральных искусств в Лионе (2005-2009)

    с 21го мая по 21 июня, спектакли по новеллам А. Чехова, каждый вечер, кроме понедельников, выходные дни по вторникам

     

    под художественным руководством и в присутствии Анатолия А. ВАСИЛЬЕВА

    возглавляющего созданный по его инициативе режиссерский коллектив

    СПЕКТАКЛЬ ЛАБОРАТОРИЯ

     

    Сноска на театральную программу http://www.theatre-latalante.com/site/soirées_tchekhov.html

     

    Бронирование рекомендуется, всвязи с весьма ограниченным количеством мест в зале.

     

     

     

  • Image trouvée

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  • YMCA-PRESS : Un site remanié

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    Un nouveau site entièrement remanié de la célèbre librairie russe de Paris "Les Editeurs Réunis", siège des éditions YMCA-PRESS.

    http://www.editeurs-reunis.fr/

    Implantée au cœur du quartier latin à Paris depuis un demi-siècle, la librairie Les Editeurs Réunis propose un vaste choix de livres neufs et d’occasion en russe et en français.

    interieur                                    

    LA LIBRAIRIE EST OUVERTE : le lundi – de 14 h à 18 h 30; du mardi au samedi – de 10 h à 18 h 30
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    "Vous y trouverez les grands auteurs de la littérature russe classique et moderne, des livres sur l’histoire et la civilisation russe, sur la pensée philosophique  et la théologie orthodoxe, ainsi que des manuels,  des dictionnaires et des guides pour vos voyages.

    Nous proposons également des DVD de films russes ainsi que des documentaires, des Cd audios…Nous exposons aussi des icônes d’iconographes contemporains.

     

    La librairie diffuse les livres des éditions YMCA-Press, maison d’édition fondée en 1921 et qui a publié les grands auteurs de l’émigration russe ainsi que  les écrivains interdits  en Russie soviétique, et notamment en exclusivité mondiale « L’Archipel du Goulag »  de  Soljénitsyne et sa grande épopée sur la révolution russe « La Roue rouge».


    La librairie Les Editeurs Réunis se veut aussi être un centre culturel : elle organise une fois par mois dans  ses locaux, des conférences sur la civilisation russe. (voir rubrique Actualité)

    Des cours de russe sont également proposés trois fois par semaine."

     

     "Les Editeurs Réunis" - 11, rue de la Montagne Sainte Geneviève 75005 Paris,

     Métro : Maubert Mutualité.

    E-mail : ed.reunis(at)wanadoo.fr

    Téléphone : 01 43 54 74 46

    LA LIBRAIRIE EST OUVERTE : le lundi – de 14 h à 18 h 30; du mardi au samedi – de 10 h à 18 h 30