23 juin 2008
Rue des Boutiques Obscures
" A mon cher papa, le jour de son anniversaire"
Voici quelques très belles pages extraites du roman de Patrick Modiano "Rue des Boutiques Obscures". Le héros amnésique est à la recherche de son passé.
En quelques phrases Modiano transmet cette douceur et cette tristesse diffuses propres au monde déjà disparu des émigrés russes des années d'après-guerre.
"Il sortait de l’épicerie, un sac en papier à la main.
- Monsieur Stioppa de Djagoriew ?
Il eut vraiment l’air surpris. Nos têtes étaient à la même hauteur, ce qui m’intimidait encore plus.
- Lui-même. Mais qui êtes vous ?
Non, il ne me reconnaissait pas. Il parlait le français sans accent. Il fallait être courageux.
- Je … je voulais vous voir depuis … longtemps …
- Et pourquoi, monsieur ?
- J’écris …j’écris un livre sur l’Emigration …Je …
- Vous êtes russe ?
C’était la seconde fois qu’on me posait cette question. Le chauffeur de taxi me l’avait posée lui aussi. Au fond, peut-être l’avais-je été, russe.
- Non.
- Et vous vous intéressez à l’Emigration ?
- Je … Je … j’écris un livre sur l’Emigration. C’est … C’est … quelqu’un qui m’a conseillé d’aller vous voir … Paul Sonachitzé …
- Sonachitzé … non …
Il prononçait à la russe. C’était très doux : le bruissement du vent dans les feuillages.
- Un nom géorgien … Je ne connais pas …
Il fronçait les sourcils.
- Sonachitzé …non …
- Je ne voudrais pas vous déranger, monsieur, Juste vous poser quelques questions.
- Mais ce serait avec le plus grand plaisir …
Il souriait, d’un sourire triste.
- Un sujet tragique, l’Emigration … Mais comment se fait-il que vous m’appeliez Stioppa ? …
- Je …ne …je …
- La plupart des gens qui m’appelaient Stioppa sont morts. Les autres doivent se compter sur les doigts d’une main.
- C’est …ce Sonachitzé …
- Connais pas.
- Je pourrais … vous poser … quelques questions ?
- Oui. Voulez vous venir chez moi ? Nous parlerons.
Rue Julien-Potin, après avoir passé une porte cochère, nous traversâmes un square bordé de blocs d’immeubles. Nous prîmes un ascenceur de bois avec une porte à double battant munie d’un grillage. Et nous devions, à cause de nos tailles et de l’exiguïté de l’ascenseur, tenir nos têtes inclinées et tournées chacune du côté de la paroi, pour ne pas nous toucher du front.
Il habitait au cinquième étage un appartement composé de deux pièces. Il me reçut dans sa chambre et s’allongea sur le lit.
- Excusez-moi, me dit-il. Mais le plafond est trop bas. On étouffe quand on est debout.
En effet, il n’y avait que quelques centimètres entre ce plafond et le haut de mon crâne et j’étais obligé de me baisser. D’ailleurs, lui et moi, avions une tête de trop pour franchir l’embrasure de la porte de communication et j’ai imaginé qu’il s’y était souvent blessé le front.
- Vous aussi, allongez-vous … si vous voulez … Il me désignait un petit divan de velours vert clair, près de la fenêtre.
- Ne vous gênez pas … vous serez beaucoup mieux allongé … Même assis, on se croit dans une cage trop petite … Si, si …allongez vous …
Je m’allongeai.
Il avait allumé une lampe à abat-jour rose saumon qui se trouvait sur la table de chevet et cela faisait un foyer de lumière douce et des ombres au plafond.
- Alors, vous vous intéressez à l’Emigration ?
- Beaucoup.
- Mais pourtant vous êtes encore jeune …
- Jeune ? Je n’avais jamais pensé que je pouvais être jeune. Un grand miroir avec un cadre doré était accroché au mur, tout près de moi. J’ai regardé mon visage. Jeune ?
- Oh …je ne suis pas si jeune que cela …
Il y eu un moment de silence. Allongés tous les deux de chaque côté de la pièce, nous ressemblions à des fumeurs d’opium.
- Je reviens d’un service funèbre, me dit-il. Dommage que vous n’ayez pas rencontré cette très vieille femme qui est morte … Elle aurait pu vous raconter des tas de choses … C’était une des personnalités les plus remarquables de l’Emigraton …
- Ah bon ?
- Une femme très courageuse. Au début, elle avait créé un petit salon de thé, rue du Mont-Thabor, et elle aidait tout le monde… C’était très difficile…
Il s’assit sur le rebord du lit, le dos voûté, les bras croisés.
- J’avais quinze ans à l’époque…Si je fais le compte, il ne reste plus grand monde…
- Il reste…Georges Sacher…, dis-je au hasard.
- Plus pour très longtemps. Vous le connaissez ?
Etait-ce le vieillard en plâtre ? Ou le gros chauve à tête de Mongol ?
- Ecoutez, me dit-il. Je ne peux plus parler de tout ça… ça me rend trop triste… Je peux simplement vous montrer des photos… Il y a les noms et les dates derrière… vous vous débrouillerez…
- Vous êtes vraiment gentil de vous donner tant de mal.
Il me sourit.
- J’ai des tas de photos… J’ai mis les noms et les dates derrière parce qu’on oublie tout…
Il se leva et, en se courbant, passa dans la pièce voisine.
Je l’entendis ouvrir un tiroir. Il revint, une grande boîte rouge à la main, s’assit par terre, et appuya son dos au rebord du lit.
- Venez vous mettre à côté de moi. Ce sera plus pratique pour regarder les photos.
Je m’exécutai. Le nom d’un confiseur était gravé en lettres gothiques sur le couvercle de la boîte. Il l’ouvrit. Elle était pleine de photos.
- Vous avez là-dedans, me dit-il, les principales figures de l’Emigration.
Il me passait les photos une par une en m’annonçant le nom et la date qu’il avait lus au verso, et c’était une litanie à laquelle les noms russes donnaient une sonorité particulière, tantôt éclatante comme un bruit de cymbales, tantôt plaintive ou presque étouffée. Troubetskoï. Oberliani. Cheremeteff. Galitzine. Eristoff. Obolensky. Bagration. Tchavtchavadzé… Parfois, il me reprenait une photo, consultait à nouveau le nom et la date. Photos de fête. La table du grand-duc Boris à un gala du Château-Basque, bien après la Révolution. Et cette floraison de visages sur la photo d’un dîner « blanc et noir » de 1914…Photos d’une classe du lycée Alexandre de Pétersbourg.
- Mon frère aîné…
Il me passait les photos de plus en plus vite et ne les regardait même plus. Apparemment, il avait hâte d’en finir. Soudain je m’arrêtai sur l’une d’elles, d’un papier plus épais que les autres et au dos de laquelle il n’y avait aucune indication.
- Alors ? me demanda-t-il, quelque chose vous intrigue, monsieur ?
Au premier plan, un vieil homme, raide et souriant, assis sur un fauteuil. Derrière lui, une jeune femme blonde aux yeux très clairs. Tout autour, de petits groupes de gens dont la plupart étaient de dos. Et vers la gauche, le bras droit coupé par le bord de la photo, la main sur l’épaule de la jeune femme blonde, un homme très grand, en complet prince-de-galles, environ trente ans, les cheveux noirs, une moustache fine. Je crois vraiment que c’était moi.
Je me suis rapproché de lui. Nos dos étaient appuyés au rebord du lit, nos jambes allongées par terre, nos épaules se touchaient.
- Dites moi qui sont ces gens-là ? lui ai-je demandé.
Il a pris la photo et l’a regardée d’un air las
- Lui c’était Giorgiadzé…
Et il me désignait le vieux assis sur le fauteuil.
- Il a été au consulat de Géorgie à Paris, jusqu’à ce que…
Il ne finissait pas sa phrase comme si je devais comprendre la suite instantanément.
- Elle, c’était sa petite-fille…On l’appelait Gay…"
Patrick Modiano "Rue des Boutiques Obscures" ed Gallimard 1978
22:10 Publié dans Ecrivains, poètes , Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Russie, Culture, Littérature, Modiano
20 juin 2008
Dictionnaire biographique de l'émigration russe en France 1919-2000
Parution du premier tome du dictionnaire biographique de l'émigration russe en France 1919-2000 en trois volumes.
Publié en langue russe sous la direction de Lev Mnoukhine, Marie Avril et Véronique Lossky. Edité à Moscou ed Naouka, Musée de Marina Tsvétaeva.
16 000 notices biographiques, premier tome de 795 pages.
Premier tome A-K
Le dictionnaire n'a été publié qu'à 2000 exemplaires. Il est disponible en France à Paris à la libraire russe "Les Editeurs Réunis" au 11, rue de la Montagne Sainte Geneviève, 75005. Métro Maubert-Mutualité.
Attention la librairie n'a pour l'instant reçu qu'un nombre limité de ce premier volume.
Le prix est assez élevé : 50 euros le volume.
" Les résultats d'un travail de plusieurs années d'un groupe de spécialistes russes et français a servi de base à ce travail. Ces spécialistes ont étudié l'histoire de la vie culturelle, scientifique et sociale de l'émigration russe en France (incluant lorsque cela était possible les anciennes colonies, en premier lieu le Maroc et la Tunisie, où l'émigration russe était particulièrement présente).
Ce travail s'est appuyé sur l'ouvrage collectif : " Emigration russe, chronique de la vie scientifique, culturelle et sociale en France 1919-1975 " en 8 tomes. (Moscou-Paris, 1995-2002). Le glossaire de cette chronique a servi de base au présent dictionnaire.
La France a joué un rôle historique en tant que centre important de l'émigration russe dans le domaine de la conservation de l'héritage culturel et scientifique.
Le but de cette édition est de présenter de la façon la plus complète possible la participation personelle des émigrés russes en France à la vie culturelle, sociale et scientifique en France en général et dans la vie de la diaspora russe de ce pays.
La nouveauté de cette édition réside dans le large spectre chronologique de la vie de la diaspora. Le cadre chronologique de l'analyse a été élargi à tout le XXième siècle.
Il faut noter que le dictionnaire intègre les personnes arrivées en France dans les 20 ou 30 dernières années. Il intègre également les descendants des émigrés russes qui sont nés en France et n'ont pas perdu leurs liens intérieurs avec leurs racines nationales, qui travaillent dans diverses sphères professionelles, participent activement à la vie sociale ou religieuse du pays ayant accueilli leurs parents ou ancêtres. Le dictionnaire comprend plus de 16 000 notices et informe sur des personnalités qui ne sont pas forcément de premier plan, ( l'information sur leur vie est largement disponible), mais de deuxième et même troisième plan, ce qui permet d'avoir une vision plus large sur le panorama complexe de la vie et de l'activité de ceux qui ont laissé ou laissent une trace (même passée inaperçue) dans les cultures russes et françaises du XXième siècle. Leur activité est étudiée sous divers aspects grâce aux sources imprimées, aux archives, lettres, mémoires, documents administratifs etc."
22:40 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Russie, émigration russe, culture, littérature
22 mai 2008
Site consacré à Alexandre Vertinski
Un beau site vient d'être mis en ligne entièrement consacré à Alexandre Vertinsky.
A visiter ici http://www.vertinski.com/
21:55 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, Russie, Culture, Vertinski, littérature
21 mars 2008
Les russes en Italie
Caffè Greco à Rome. Via Condotti 86.
Un site très complet en russe et en italien à recommander consacré à l'émigration russe en Italie. Biographies, localisation d'archives, dictionnaires etc etc
Voir ici
19:45 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Littérature, Russie, Culture
05 mars 2008
En faveur des invalides de guerre russes
Panneau placé au dessus d'un panier servant à la quête dans les églises orthodoxes russes de France jusqu'aux années 1960 (ancienne orthographe).
Il y avait en général plusieurs panneaux, "Pour l'église", "Pour les pauvres", à Pâques : "Pour les fleurs"...
Les invalides de guerre russes ont rejoint Sainte Geneviève des Bois et le panneau, le fond d'une armoire!
22:35 Publié dans Images emblèmatiques de l'émigration russe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Littérature, Russie, émigration russe, culture
22 février 2008
"L'exil russe" de Catherine Gousseff
L'exil russe -La fabrique du réfugié apatride de Catherine Gousseff aux éditions CNRS, dans la série Histoire.
"France terre d'asile? Dans les années 1920, la France accueille près de 80 000 russes ayant quitté leur pays à la suite de la révolution, plus que la plupart des pays européens.
Comment répondre à cet afflux de population? où les installer? Quel statut leur accorder? Ces questions ne relèvent pas de la seule politique intérieure française : elles acquièrent avec la création du Haut Commissariat aux Réfugiés une dimension internationale.
au croisement du droit, de la diplomatie et de la sociologie, Catherine Gousseff nous relate l'élaboration du statut de réfugié. Elle met particulièrement en avant l'assistance des associations caritatives et le rôle politique des élites russes auprès de la Société des nations.
Catherine Gousseff, chargée de recherches au CNRS et membre du Centre d'études des mondes russe, caucasien, et est-européen, apublié Retours d'Urss. Les prisonniers de guerre et les internés français dans les archives soviétiques (1941-1954)
Un livre attendu. Loin du pathos habituel dès qu'il s'agit de l'émigration russe, Catherine Gousseff rétablit des chiffres, des lieux. Elle reconstitue les parcours des émigrés russes depuis leur départ de Russie jusqu'à l'arrivée en France, principal pays d'accueil des russes dans les années 1920.
Voici un court extrait de l'introduction.
"Le mythe français du "Russe blanc"
La France, le plus grand pays d'accueil des réfugiés ; c'était là dans les années 1920 une évidence, tant l'arrivée des russes y fit sensation. Ils incarnaient la face inverse de la Révolution ; celle des nantis déchus, et cela ne pouvait éveiller que passion et compassion. Leur situation suscita l'imaginaire français avec une rare intensité. Le cinéma, la littérature, la presse racontaient sur tous les registres les nombreux épisodes de leur épopée, de la grandeur à la décadence. La mode russe, investie par les fantasmes qu'éveillait un monde si brutalement révolu, inonda la scène parisienne : haute couture, parfums, jouets, cigarettes, restaurants, cabarets, chacun tenait à se prévaloir du "cachet russe". Et "l'âme slave" à la mode invitait à exalter le lyrisme expressif des émotions, des plus pathétiques aux plus excentriques.... L'arrivée des russes déclencha un phénomène culturel, certes circonscrit, mais étroitement lié aux Années Folles. Dans la mémoire française de l'émigration russe ces année-là occupent une place majeure. Cette mémoire a gardé en nombre des faits exceptionnels ou romanesques, bien plus qu'elle n'a conservé les traces tangibles de l'existence concrète des réfugiés dans la vie sociale de l'époque. Les représentations de l'émigration russe se sont forgées dans un curieux mélange de fiction et de réalité, cristallisé dans le stéréotype vivace du "Grand prince devenu chauffeur de taxi", figure emblématique de la chute de l'ancien monde... Aux yeux des français le destin des russes s'incarne ainsi dans l'inéluctable déclassement social des anciennes classes dirigeantes, même si quelques réussites remarquables, comme celle de Henri Troyat, l'heureux élu de l'Académie française témoignent d'une intégration consacrée. De fait les russes ont fortement marqué de leur présence les milieux parisiens, intellectuels et artistiques de l'époque, mais cette empreinte, suscitant une perception très élitiste de l'émigration, a contribué à masquer tout ce qu'il en était de "l'autre émigration"
22:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Russie, Emigration russe, Littérature, Culture, Catherine Gousseff
13 février 2008
Vitaly Joumenko aux Editeurs Réunis
La librairie russe "Les Editeurs Réunis" et les éditions YMCA-PRESS vous invitent à la présentation du livre de Vitaly Joumenko consacré à l'armée des volontaires.
"Armée Blanche" Portraits d'officiers russes 1917-1922.
Le vendredi 15 février 2008 à 18h 30 au 11, rue de la Montagne Sainte Geneviève 75005 Paris
Métro : Maubert-Mutualité (ligne 10)
Tél : 01 43 54 74 46
21:30 Publié dans Ecrivains, poètes , histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : russie, culture, littérature
15 janvier 2008
Soirée Natacha Gorbanevskaya
Vendredi 25 janvier à 18h30, soirée Natalia Gorbanevskaya. Présentation de trois livres en langue russe publiés en Russie.
La maison du livre russe - 91 rue Saint-Honoré, Paris 75001 - Métro Louvre-Rivoli, RER Chatelet
- "A Midi" Relate la manifestation du 25 août 1968 sur la place Rouge en protestation contre l'invasion de la Tchécoslovaquie. Natalia Gorbanevskaya participait à cette manifestation et fut arrêtée.
Le livre était paru en 1969 en samizdat, puis édité en occident en 1970.
Cette édition (2007) est la première édition russe préfacée et augmentée par Natalia Gorbanevskaya
- "Alors je suis tombée amoureuse des poèmes des autres" - Traductions de poèmes polonais (Edition de la Bibliothèque nationale polonaise, Varsovie 2006)
-" La rose couleur thé" - Poésies 2002-2005.

Natalia Gorbanevskaya lira ses poèmes.
Natalia est née en 1936 à Moscou. Elle est une des figures majeures du mouvement dissident russe.
Elle fut l'une des participantes du meeting de protestation contre l'invasion soviétique de la Tchécoslovaquie, sur la Place Rouge en 1968.
Elle vit depuis 1976 à Paris, où elle collabora à la revue "Continent" au journal hebdomadaire en langue russe "La Pensée Russe"Elle a déjà publié de nombreux recueils de poésies en occident et depuis les années 90 en Russie
22:30 Publié dans Dissidence , Ecrivains, poètes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Culture, Russie, Gorbanevskaya, littérature
10 janvier 2007
Une pièce de Robert Hossein
Carton d'invitation à une pièce de Robert Hossein et Pierre Serneels "Les Imaginaires"
"Robert Hossein et Pierre Serneels vous invitent à la présentation de leur pièce "Les Imaginaires"
3 actes - 1 prologue - l'épilogue
qui aura lieu Salle Iéna le Vendredi 3 mai 1946 à 17h 15 précises.
Musique de Poplawsky
Mise en scène de J.J. Bourgois
Maquette de J.Bellanger.
Participation aux frais : 60 F "
Invitation tout à fait dans le style des spectacles de l'émigration russe, sur ronéo, papier jaunâtre, corrigée à la main, découpée au massicot!
Bien loin des superproductions des années 80.
De son vrai nom Robert Hosseinoff, Robert Hossein est le fils d'une émigrée russe. Après la guerre, il fréquente les cours d'art dramatique et en particulier le cours Simon.
22:30 Publié dans histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Robert Hossein, poplawsky, les imaginaires, littérature
22 décembre 2006
Tapuscrit "Souvenirs sur la famille impériale"
Texte écrit à la machine et orné de nombreuses cartes de la famille impériale russe. Souvenir de Mme Gorboff, de son enfance et de sa jeunesse, souvenirs marqués par la famille impériale et surtout Alexis le tsarevitch.
Texte situé à Paris en 1924 et resté non publié comme des milliers d'ouvrages de souvenirs, poésie, essais etc écrits par les émigrés russes arrivés en Europe occidentale dans les années 20.
Le tsarevitch Alexis
20:00 Publié dans histoire , Images emblèmatiques de l'émigration russe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tsarevitch alexis, gorboff, nicolas II, littérature, russie













